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Une chronique de Émilien Veyrier

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L’Atelier photo de Beauzelle met les fontaines à l’honneur et lance son concours annuel

La Dépêche, l'Atelier photo de Beauzelle expose ses adhérents sur le thème "Les fontaines" tout au long de septembre, à la bibliothèque municipale et sur la galerie en ligne du club.

Émilien Veyrier, Photographe de haute montagne et spécialiste des conditions extrêmes·mis à jour 11 septembre 2026

L’Atelier photo de Beauzelle met les fontaines à l’honneur et lance son concours annuel

En parallèle, le concours annuel se poursuit, ouvert à tous jusqu'au 20 septembre, avec un thème totalement libre pour amateurs et photographes confirmés.

L'exposition: un thème sans frontière géographique

"Les fontaines" sert de fil rouge aux tirages présentés par les adhérents du club. Le papier de La Dépêche ne précise aucune contrainte de lieu: fontaine urbaine, source d'alpage, abreuvoir de bergerie, vasque d'une place de village. Chaque interprétation reste ouverte, et c'est précisément ce qui rend l'exercice intéressant à regarder. La double diffusion, bibliothèque municipale et galerie en ligne, rend les images consultables même sans passer par la Haute-Garonne.

Pour qui cherche des cadrages atypiques, ça vaut un coup d'œil. Les clubs locaux produisent parfois des lectures de sujet plus libres que les grandes expositions institutionnelles, où la curation verrouille vite le propos. Ici, on regarde ce que des amateurs et des confirmés sortent d'un même mot.

Le concours: 20 septembre, dernière limite

Le club maintient son appel annuel sur un principe simple: aucune contrainte de sujet. Amateur ou photographe installé, vous soumettez vos images avant le 20 septembre. Le papier de La Dépêche ne donne ni le nombre de clichés acceptés, ni les formats exigés, ni l'adresse d'envoi: ces trois points sont à confirmer directement auprès de l'Atelier photo de Beauzelle avant de préparer le moindre dossier.

Une précision qui pèse: même sur un concours à thème libre, un cliché bien renseigné — lieu, focale, vitesse, ISO, conditions de lumière — passe avant un fichier anonyme. C'est le premier tri que fait un jury, avant même de juger l'œil. Prenez cinq minutes sur vos métadonnées, pas dix secondes.

Pourquoi ça parle à un photographe d'altitude

Soyons honnêtes: l'événement est local, ancré près de Toulouse. Mais un thème totalement libre, c'est devenu rare dans le paysage photo. La plupart des concours — et particulièrement ceux qui touchent à notre univers — encadrent le sujet: "la montagne", "l'hiver", "l'alpinisme", "le refuge". On filtre alors ses images pour qu'elles rentrent dans le cadre. Ici, rien. Vous posez le cliché tel quel, et c'est le jury qui décide.

Pour nous qui shootons en altitude, c'est une fenêtre utile. Une face nord dans une lumière que vos confrères n'ont pas eue ce matin-là. Un bivouac à 3 200 sous une étoile filante. Une cordée avalée par le brouillard à mi-paroi. Tout passe, sans justification thématique à rédiger. C'est l'occasion de soumettre une image qui tient par son seul regard, pas par son pedigree de sujet.

Je suivrai le palmarès. Un thème libre révèle vite deux profils: ceux qui assument un point de vue personnel, et ceux qui se replient sur l'esthétique la plus lisse parce que plus rien ne les contraint. Pour un photographe de terrain, c'est un indicateur utile: savoir si la singularité passe encore quand plus rien ne la canalise. Et si elle passe ici, sans filet thématique, elle passera ailleurs.