Pourquoi le nouveau Sigma 20-60mm est l'allié idéal pour vos randonnées en haute altitude
D'après Amateur Photographer, Sigma vient d'annoncer deux optiques plein format pour hybrides Sony E et L-mount: un 85mm F1.2 DG Art et un 20-60mm F2.8-4 DG Contemporary. Sur le terrain, c'est le second qui me retient.
Émilien Veyrier, Photographe de haute montagne et spécialiste des conditions extrêmes·mis à jour 10 septembre 2026

375 grammes, 88 mm de long, bague de filtre 67 mm: voilà un zoom standard taillé pour le sac à dos d'altitude.
Le 20-60mm qui sait voyager léger
Le poids, d'abord. À 375 grammes en monture Sony E, ce 20-60mm reste sous le seuil critique où l'optique commence à peser sur l'équilibre d'un sac de plusieurs jours. Vous connaissez la sensation: un gramme de plus sur l'épaule, et c'est tout le bivouac qui devient pénible.
La plage focale ensuite. 20 mm en grand-angle, c'est exactement ce qu'il faut pour cadrer une face nord entière sans reculer dans le vide. Vous serrez un sujet à 60 mm — un refuge, une silhouette de cordée, un bout de sérac — sans changer d'objectif ni ouvrir le sac sous la tempête.
Sigma annonce une construction tropicalisée et un traitement hydrofuge oléofuge sur la lentille frontale. Pour qui shoote par grand froid sous une neige fine qui finit toujours par trouver le joint, c'est un argument concret, pas un argument marketing. La bague d'ouverture, les deux boutons de fonction et le commutateur AF/MF complètent l'ergonomie.
Côté tarif: 849 dollars, 749 livres. À convertir en euros au moment de l'achat, en gardant en tête les frais de douane éventuels.
L'astro à f/2.8, et le 85mm qui fait débat
Ouvrir à f/2.8 sur 20 mm, c'est un diaphragme honnête pour qui tente la Voie lactée au-dessus d'un glacier ou d'une arête minérale. Le 20-60mm n'est pas un objectif d'astrophoto dédié — il n'atteindra jamais les performances d'un grand-angle fixe ouvert à 1.4 — mais sa polyvalence en fait un compagnon crédible pour les bivouacs d'altitude où le poids compte plus que l'ouverture maximale.
Gardez un œil sur les tests terrain. Un zoom ouvert à f/2.8 qui reste piqué aux bords à hautes sensibilités sur un hybride récent, ça mérite vérification avant d'investir. Je veux voir des coins de ciel noir, pas des coins flous.
Le 85mm F1.2 DG Art, lui, pèse 905 grammes. Plus de 300 grammes de plus que le Sony FE 85mm F1.4 GM II, ce qui n'est pas anodin dans un sac léger. À cette focale, l'ouverture f/1.2 isole magnifiquement un grimpeur sur un fond de séracs, c'est vrai. Mais la mise au point en faible luminosité devient sportive, et le poids dans le sac se fait sentir sur une longue course d'approche. Sigma le présente comme le plus compact et léger des 85 mm f/1.2 disponibles — Canon et Nikon font plus lourd sur leurs versions équivalentes. Tarif annoncé: 1599 dollars, 1299 livres.
Ce que je vérifie avant d'acheter
Deux optiques à tester en conditions réelles avant de me prononcer. Le 20-60mm pour sa promesse de polyvalence et son comportement par grand froid; le 85mm pour son piqué à pleine ouverture sur des grimpeurs en mouvement. Sigma livre les deux en double monture Sony E et L-mount, ce qui ouvre les boîtiers compatibles à la majorité des photographes d'altitude en hybride plein format.
Je guette les premiers retours de terrain, pas les fiches techniques. Un poids ne vaut que sur le terrain, et un piqué ne vaut que dans la rafale à 80 km/h.