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Une chronique de Émilien Veyrier

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Pourquoi le Sony 24-70mm f/2.8 GM II est l'outil indispensable de Chris Burkard

Digital Camera World relève une prise en main allégée, un design plus léger, une étanchéité renforcée, une meilleure netteté et une réduction de l’aberration chromatique.

Émilien Veyrier, Photographe de haute montagne et spécialiste des conditions extrêmes·mis à jour 02 septembre 2026

Pourquoi le Sony 24-70mm f/2.8 GM II est l'outil indispensable de Chris Burkard

Selon Digital Camera World, le photographe d’aventure Chris Burkard garde en permanence dans son sac un Sony FE 24-70 mm f/2.8 GM II, même si son objectif préféré est le Sony FE 16-35 mm f/2.8 GM II. Le contraste est parlant: une optique peut être un outil de sac avant d’être un coup de cœur. Dans une vidéo de la chaîne YouTube Sony Alpha, Burkard construit un kit allégé pour un autre photographe; la préparation commence par des vêtements adaptés à la météo, pas par un simple inventaire d’objectifs.

Le 24-70 tient le rôle de l’optique disponible

Burkard décrit le 24-70 comme un zoom de travail. Le modèle cité est la deuxième génération, le Sony FE 24-70 mm f/2.8 GM II. Digital Camera World relève une prise en main allégée, un design plus léger, une étanchéité renforcée, une meilleure netteté et une réduction de l’aberration chromatique. Le média ajoute que cette génération est plus légère et plus compacte que l’originale, avec des progrès notables sur la distorsion et le vignettage.

Pour moi, l’intérêt n’est pas de répéter ces qualités comme des arguments commerciaux. Il faut regarder la place de l’optique dans le sac. Le 24-70 couvre une plage de 24 à 70 mm avec une ouverture maximale de f/2.8. C’est la plage que Burkard veut pouvoir attraper sans reconstruire tout son kit. À l’inverse, le 16-35 mm f/2.8 GM II, son préféré, ouvre plus large. La mention d’un objectif toujours dans le sac a donc une valeur pratique: elle décrit l’outil disponible au moment de partir, pas nécessairement celui qui produit l’image la plus spectaculaire.

La vidéo commence par un rappel physique: chaussures fermées, doudoune et veste de pluie assez grande pour y glisser l’appareil en cas de forte averse. La préparation compte. Avant de comparer les pixels, vérifiez que l’optique reste atteignable quand la météo impose de partir. Sur le terrain, l’accès au matériel peut compter davantage qu’un écart de fiche technique.

Une gamme construite par usages

Le Sony FE 16-35 mm f/2.8 GM II n’est pas un détail. C’est l’objectif que Burkard préfère, même si le 24-70 reste celui qu’il emporte toujours. Cette distinction évite une erreur classique: confondre l’optique favorite avec l’optique par défaut.

Le kit s’organise ensuite autour de trois zooms. Le Sony FE 70-200 mm f/2.8 GM OSS II complète ce que l’on appelle couramment la trinité des objectifs. Il apporte une focale plus longue que celle du 24-70. Burkard ajoute un seul fixe, le Sony FE 24 mm f/1.4 GM. La source indique qu’il le choisit pour la photographie de nuit et pour obtenir une profondeur de champ plus faible qu’avec les zooms f/2.8.

Le boîtier retenu est le Sony A7R V. Burkard le décrit comme un boîtier de travail haute résolution pour les paysages sur le terrain. La combinaison est donc lisible: un 24-70 toujours disponible, un 16-35 préféré, un 70-200 pour compléter la couverture et un 24 mm pour la nuit.

Pour un photographe de montagne, cette hiérarchie est plus utile qu’un classement artificiel. Un grand angle peut être le premier choix créatif, mais il ne faut pas laisser l’équipement de base hors de portée. Le 24-70 agit ici comme une sécurité optique. Le 16-35 reste un choix de regard. Le 70-200 n’est pas là pour faire joli: il ferme la plage des focales. Le 24 mm f/1.4 répond à une situation précise, la nuit.

Ce que je testerais avant de recopier la liste

Digital Camera World précise que Burkard est Sony Artisan of Imagery et ambassadeur Sony. Ce statut ne disqualifie pas son choix, mais il faut le lire comme une sélection issue d’un programme de marque. La question n’est pas de savoir si le matériel est bon en soi. Il faut vérifier s’il convient à votre façon de travailler.

Je ne transformerais pas l’étanchéité renforcée évoquée pour la deuxième génération en garantie absolue. La source ne donne pas de mesure de terrain. Sur un parcours exposé, il faudrait tester soi-même l’accès au 24-70 avec une veste de pluie, vérifier son poids et son encombrement, puis répéter le geste plusieurs fois. Un sac dans lequel il faut tout déballer pour changer d’optique devient vite un sac que l’on n’emportera plus.

Regardez aussi la différence entre disponibilité et préférence. Si vous partez avec le 16-35 parce qu’il correspond à votre vision, gardez le 24-70 à portée. Si vous travaillez régulièrement la nuit, le 24 mm f/1.4 prend une place que les zooms f/2.8 ne remplissent pas selon le même usage. Et si le 70-200 reste dans le fond du sac, sa présence ne compense pas une focale qui ne sert jamais.

Le kit de Burkard n’est pas une ordonnance. C’est une grille de décision. En altitude, commencez par le sac, la météo et l’accès aux commandes. seulement. Il donne quatre réponses simples à quatre contraintes de prise de vue. Le bon choix sera celui que vous pouvez réellement atteindre quand les conditions se durcissent.